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Armées : 1,2 milliard de crédits dégelés sur 2017 (Parly)

il y a 6 heures 6 min

La Défense a obtenu le dégel de 1,2 milliard d'euros de crédits sur les 1,9 milliard gelés en 2017, a annoncé la ministre des Armées Florence Parly dans le Journal du Dimanche.

"Je suis en discussion pour que des crédits gelés en 2017 soient dégelés. C’est déjà le cas depuis jeudi pour 1,2  milliard d’euros qui nous seront restitués par anticipation dès ce mois-ci", a-t-elle expliqué dans l'hebdomadaire dominical.

Ces dégels, qui interviennent d'ordinaire en fin d'année, vont offrir une plus grande visibilité au ministère et à la Direction générale de l'armement (DGA) dans la gestion de leur trésorerie et le paiement des factures, explique-t-on de source gouvernementale. 

"Ils ne constituent pas un cadeau fait aux armées mais le strict respect de la loi de finances initiale", met toutefois en garde le député LR François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la défense à la commission des Finances.

Florence Parly a par ailleurs réitéré que les annulations de crédits de 850 millions d'euros décidées pour cette année, à l'origine de la démission du chef d'état-major des armées Pierre de Villiers, n'auraient "pas d’impact sur le fonctionnement des armées en 2017, notamment pour les militaires en opération".

"C’est donc sur les grands programmes d’équipement que les ajustements seront faits par lissage", a-t-elle souligné.

Le général de Villiers a été vertement recadré par le président Emmanuel Macron à la veille du 14 juillet pour avoir critiqué ces coupes budgétaires devant des députés et dans un quotidien.

Il a démissionné quelques jours plus tard considérant "ne plus être en mesure d'assurer la pérennité du modèle d'armée" qu'il estime approprié pour "la protection des Français".

Le président Emmanuel Macron a répliqué que ce n'était "pas le rôle" du chef d'état-major de défendre le budget des armées, mais celui de la ministre des Armées.

Le nouveau chef d’état-major, le général François Lecointre, est le "responsable opérationnel" des armées et à ce titre "aura toute latitude pour venir s’exprimer devant les commissions" parlementaires, a expliqué Françoise Parly dans le JDD.

"Mais sur les sujets budgétaires, c’est au ministre de s’exprimer devant les élus, car ce n’est pas la commission qui prépare le budget mais le gouvernement, comme le prévoit la Constitution", a-t-elle insisté.

vl/sma

     

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La popularité de Macron et Philippe en forte baisse (sondage)

il y a 6 heures 11 min

La cote de popularité du président français Emmanuel Macron est en forte baisse en juillet, avec 54% de satisfaits, soit dix points de moins qu'en juin, selon un sondage publié par l'hebdomadaire Le Journal du Dimanche (JDD).

Selon cette enquête réalisée pour le JDD par l'Institut français d'opinion publique (Ifop), le Premier ministre Edouard Philippe enregistre lui aussi un fort recul, passant sur la même période de 64% à 56% de satisfaits, soit une baisse de huit points.

Pour le président Macron, 47% des sondés se disent "plutôt satisfaits" (contre 54% en juin) et 7% sont "très satisfaits" (contre 10% en juin), soit une baisse globale de dix points sur les deux catégories.

Simultanément, le total des mécontents passe de 35% à 43% de juin à juillet, se répartissant entre "très mécontents" (15% en juillet, contre 12% en juin) et "plutôt mécontents" (de 23% à 28%). 3% des sondés ne se prononcent pas, contre 1% le mois dernier.

Pour le chef du gouvernement Edouard Philippe, 52% des sondés se montrent "plutôt satisfaits" (contre 59% un mois plus tôt) et 4% se disent "très satisfaits" (-1%). Chez les mécontents, 27% se disent "plutôt mécontents" (+3%) et 10% "très mécontents" (+2%). Le taux des personnes interrogées ne se prononçant pas passe de 4% à 7%.

L'enquête a été réalisée par l'Ifop auprès d’un échantillon de 1.947 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas, du 17 au 22 juillet, par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone.

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FN : sortie de l'euro maintenue mais en fin d'un éventuel quinquennat

sam, 07/22/2017 - 22:52

Le Front national (FN), qui a tenu vendredi et samedi un séminaire de "refondation" à huis clos, a maintenu le cap de la sortie de l'euro tout en renvoyant l'hypothèse, controversée au sein du parti, à l'issue d'un éventuel quinquennat frontiste.

Selon un communiqué officiel, publié samedi soir, la direction du parti présidé par Marine Le Pen va proposer aux adhérents frontistes, en "tenant compte du message envoyé par les Français lors des élections et, notamment, des inquiétudes exprimées par une partie d’entre eux sur la question de l’euro", de "nouvelles modalités et un nouveau calendrier, afin de retrouver, de manière successive et sur la durée d’un quinquennat, nos différentes souverainetés".

Le FN veut entamer ce processus en travaillant "prioritairement" sur "la souveraineté territoriale et donc la maîtrise de nos frontières migratoires et commerciales". "Afin de se donner le temps nécessaire, le recouvrement de la souveraineté monétaire clôturera ce processus", peut-on encore lire dans ce communiqué dont chaque mot a été pesé au trébuchet.

La sortie de l'euro est ainsi maintenue dans les objectifs du Front national tout en étant repoussée en toute fin de processus. Cette option est chère au numéro deux du FN Florian Philippot et à ses proches. D'autres responsables en revanche, comme l'économiste du parti, Bernard Monnot, et Gilbert Collard, y sont hostiles et plaident pour son abandon.

Selon plusieurs participants à ce séminaire au siège du FN à Nanterre (Hauts-de-Seine), plusieurs responsables du parti se sont abstenus sur ce texte final, dont Nicolas Bay, Bernard Monnot et Jérôme Rivière.

De l'avis de plusieurs membres des deux camps, la rencontre à huis clos n'a pas tourné à l'affrontement. Les participants ont été "invités" à ne pas communiquer la teneur des débats à la presse, selon l'un d'eux.

Il n'y a "pas de règlements de comptes, pas du tout", dès vendredi "l'ambiance était très positive, et très constructive", a affirmé samedi sur France Info Florian Philippot.

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Réfugiés: Bové appelle Macron à "ouvrir les frontières"

sam, 07/22/2017 - 20:56

Le député européen José Bové (EELV) en a appelé samedi au président de la République Emmanuel Macron pour que la France "accepte d'ouvrir ses frontières" aux "réfugiés", au cours d'un rassemblement à Tende (Alpes-Maritimes).

"La France n'assume pas son rôle d'accueil" et le défenseur des droits Jacques Toubon "le dit aussi", a déclaré M. Bové au cours d'un rassemblement de soutien à l'association locale Roya Citoyenne, qui vient en aide aux migrants venant depuis l'Italie voisine. 

Il faut que la France "accepte d'ouvrir ses frontières et accueille un nombre de réfugiés qui corresponde à notre pays", a-t-il dit. Il a appelé à "faire sauter la convention de Dublin", qui crée, selon lui, une situation intenable dans laquelle les migrants sont obligés de déposer leur demande d'asile dans le premier pays d'accueil. 

"Les Etats européens se cachent derrière cette convention pour ne pas accueillir dans la dignité ces personnes qui traversent la Méditerranée au péril de leurs vies", a-t-il ajouté.

M. Bové a également volé au secours des militants de l'association Roya Citoyenne, dont plusieurs membres sont jugés en appel et encourent des peines de prison avec sursis pour avoir aidé des migrants. "Ce sont eux les vrais représentants de l'esprit européen", a salué M. Bové. "Le travail des associations dans la vallée de la Roya mériterait d'avoir le prix Sakharov des droits de l'Homme", a-t-il affirmé.

Il a en revanche critiqué "les élus qui soufflent sur les braises quand ils disent que les réfugiés amènent des dangers", citant notamment Eric Ciotti, président Les Républicains (LR) du département des Alpes-Maritimes, que M. Bové accuse de "bafouer les principes de la République" et de "jouer sur les peurs."

L'association Roya Citoyenne est assignée en justice par un autre élu local, Olivier Bettati, conseiller régional apparenté FN. L'élu demande sa dissolution en l'accusant d'être "la base logistique sur laquelle M. Herrou s'appuie pour organiser des passages de réfugiés de l'Italie vers la France". Le tribunal de Nice doit se pencher le 13 octobre sur sa demande.

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Assistants d’eurodéputés: des témoignages affaiblissent la défense du Front national

sam, 07/22/2017 - 18:45

Des auditions apportent un nouvel éclairage sur un possible "système" du FN pour se financer sur des fonds européens, alors que le parti conteste plus que jamais l'idée d'emplois fictifs d'assistants d'eurodéputés du parti d'extrême droite.

Le 29 juin devant les juges, l'un de ces assistants mis en examen, Charles Hourcade, graphiste au FN depuis septembre 2013, a raconté le jour où il est devenu assistant parlementaire sur un "coup de fil", à la demande du trésorier du FN Wallerand de Saint-Just. "J'ai été mis devant le fait accompli", a-t-il expliqué, selon l'une de ces auditions dont a eu connaissance l'AFP. 

L’eurodéputée Marie-Christine Boutonnet "m'a dit que désormais je dépendais d'elle". Mais le graphiste admet qu'il n'a réalisé "aucune" tâche pour elle durant son contrat, de septembre 2014 à fin février 2015, sous le statut d'assistant local, c’est-à-dire exerçant dans l’Etat membre du député. En six mois, ils ne se parleront jamais au téléphone.

L'élue évoque bien la création d'un site internet et d'un magazine, mais "en attendant", lui "demande" de "travailler pour le pôle communication" du FN, "sous les ordres" de Florian Philippot à Nanterre, le siège du parti, où il va poursuivre le travail qu'il faisait comme salarié du parti. Les projets éditoriaux de la députée ne verront pas le jour.

Le jour de sa mise en examen, Mme Boutonnet a admis avoir mis M. Hourcade "à disposition du FN" pour "aider" le parti, ce qui ne lui "a pas paru incompatible", selon la déclaration qu'elle a transmise aux juges le 20 juin. "M. Hourcade n'avait pas de travail car je n'avais pas de travail à lui donner", a-t-elle avancé.

Lorsque les assistants "n'étaient pas strictement occupés à des tâches parlementaires, ils pouvaient à la demande de leur député travailler pour le parti", a fait valoir Marine Le Pen le 30 juin devant les juges. Mise en examen pour abus de confiance et complicité d'abus de confiance, elle conteste les faits.

Le parti veut désormais porter le débat sur "une question de principe", l'autonomie du député: ni la justice, ni l’administration européenne n'auraient à se mêler du contenu du travail de parlementaire, selon la présidente du FN. 

A ce stade, l'enquête a abouti à six mises en examen, dont celles récentes de deux assistants, Loup Viallet et Laurent Salles, pour recel d'abus de confiance.

- 'Notion de discipline' -

Plusieurs témoins affirment qu'après les élections européennes de 2014, Marine Le Pen a demandé aux eurodéputés, lors d'une réunion le 4 juin, qu'ils embauchent chacun au moins un assistant pour le parti. Deux députés dont Aymeric Chauprade, en rupture avec le parti, refuseront. Devant les enquêteurs, il évoque "la notion de discipline" régnant au sein du parti. Selon lui, les "décisionnaires de ce système" ont pu abuser "de la confiance d'élus soumis, obéissants".

Dans l'organisation de ces contrats, un nom revient souvent: Charles Van Houtte, considéré comme la "cheville ouvrière", "le lien entre Nanterre et le parlement européen", a affirmé un assistant parlementaire à l’office anticorruption de la PJ. Les concepteurs? "Marine le Pen et Wallerand de Saint-Just", selon lui.

Parmi les indices accumulés, les enquêteurs disposent d’un tableau suggérant la ventilation des assistants parlementaires sur les différents budgets disponibles des élus. Ce document est apparu dans un courriel du 25 septembre 2014 adressé par Van Houtte notamment à Catherine Griset, cheffe de cabinet et assistante parlementaire de Marine Le Pen.

Le Parlement a récemment évalué son préjudice à 5 millions d'euros sur 2012-2017. Son président de l'époque, le socialiste Martin Schulz, avait saisi la justice française en mars 2015 après le constat que des assistants d'eurodéputés apparaissaient dans l'organigramme du parti. 

Les enquêteurs planchent depuis sur les cas de 17 eurodéputés et d'une quarantaine d'assistants, notamment pour les années 2009-2016, au moment où le parti cherchait à se financer pour faire face à ses ambitions électorales. 

Le témoignage d'un ancien eurodéputé de 2004 à 2009, brouillé avec le parti, suggère que le "système" était déjà enraciné du temps où il était dirigé par sa figure historique, également eurodéputé. "C'est Jean-Marie Le Pen qui affectait les assistants sur les enveloppes des députés européens", a-t-il raconté. S'agissant de ses collaborateurs: "Je n'ai pas eu mon mot à dire."

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Florian Philippot (FN): pas de mise en cause de Marine Le Pen

sam, 07/22/2017 - 11:23

Florian Philippot, vice-président du Front national, a assuré samedi à des radios que la direction du parti par Marine Le Pen n'était pas remise en cause, à l'occasion d'un séminaire de "refondation" sans "règlements de comptes", selon lui.

La question du leadership peut-elle être abordée lors de ce séminaire à huis clos ? "Elle pourrait l'être s'il y avait des candidats face à elle au congrès (du parti début 2018), ce n'est pas impossible, les statuts le prévoient. Mais je ne pense pas que ce soit aujourd'hui le cas", a répondu à Europe 1 l'eurodéputé, au deuxième et dernier jour de ce séminaire.

"Ce n'est pas mon souhait, et je ne vois pas pourquoi il y aurait des candidats face à Marine Le Pen alors qu'elle a fait quasiment 11 millions de voix au second tour de l'élection présidentielle, ce qui est inédit", a ajouté M. Philippot. 

Il n'y a en séminaire "pas de règlements de comptes, pas du tout", et dès vendredi "l'ambiance était très positive, et très constructive", a souligné le bras droit de Mme Le Pen à France Info, se félicitant de l'exercice qu'il ne voit pas "dans les autres formations politiques".

Après une journée consacrée à "l'organisation du parti", c'est-à-dire de la "cuisine interne" selon lui, la question de la sortie ou non de l'euro devrait être au menu ce samedi, a indiqué ce farouche partisan de l'abandon de la monnaie unique. 

Mais "nous n'avons pas limité la refondation à ce sujet-là". "Je suis très favorable à ce que le Front continue de s'ouvrir sur tous les grands sujets et sur la société civile", a insisté M. Philippot, mettant en garde : "il ne faudrait pas un retour en arrière où on ne parlerait que de l'immigration, de l'insécurité et de l'islamisme".

Sur la question du nom du parti, son vice-président "pense qu'il faudra laisser le champ libre aux adhérents, que eux fassent des propositions" et "in fine", ils seront décisionnaires.

Le FN doit-il s'élargir ? "Il faut reprendre la discussion" avec Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a dit M. Philippot. 

En outre, "il y a des patriotes à droite, des patriotes à gauche". "J'aimerais bien prendre un café" avec Laurent Wauquiez (LR) et "pourquoi pas" avec Jean-Luc Mélenchon (LFI), "pourquoi pas avec d'autres", a ajouté le responsable d'extrême droite, qui souhaite "qu'on discute, qu'on voit ce qui nous oppose". "On n'est pas en guerre civile, il faut qu'on soit constructifs tout en ne niant pas nos divergences qui sont parfois très importantes", a-t-il aussi reconnu.

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