LCP Assemblée nationale

S'abonner à flux LCP Assemblée nationale
Mis à jour : il y a 47 min 55 sec

Marchés de l'eau à Marseille: la présidente du Conseil départemental en garde à vue

jeu, 06/22/2017 - 20:40

La présidente LR du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal et le président de la Société des Eaux de Marseille (SEM), Loïc Fauchon ont été placés en garde à vue jeudi dans le cadre de l'enquête sur des soupçons de favoritisme dans l'attribution de marchés de l'eau à Marseille, a-t-on appris de source judiciaire.

Le maire LR de Marseille et président de la métropole Marseille Provence, Jean-Claude Gaudin a également été entendu dans l'après-midi, a précisé cette source, confirmant une information de la Provence.

Le siège de Veolia, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) avait été perquisitionné fin avril dans le cadre de cette enquête ouverte, notamment pour favoritisme et prise illégale d'intérêt en janvier 2015, par le parquet national financier (PNF) concernant l'attribution, en 2013, de marchés de l'eau à Marseille.

La Société des eaux de Marseille (SEM, filiale à 100% de Veolia) s'était vu attribuer en octobre 2013 et pour une durée de quinze ans par Marseille Provence Métropole (MPM) le marché de l'eau dans 17 des 18 communes de la collectivité territoriale (un million d'habitants) et deux des trois marchés de l'assainissement. Ces quatre marchés représentent un montant total de 3,2 milliards d'euros.

La chambre régionale des comptes avait émis en 2014 de vives critiques sur l'attribution de ces contrats, regrettant que MPM les ait attribués "sans procéder à aucun débat" sur leur durée, qu'elle avait jugée "manifestement excessive".

Elle avait aussi mis en lumière "l'influence active" de l'actuelle présidente LR du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal sur les décisions "ayant abouti à l'époque au choix de la SEM".

La chambre s'interrogeait aussi sur les liens entre Martine Vassal et le PDG de la SEM, Loïc Fauchon, au travers de l'association du Conseil mondial de l'eau, organisatrice du Forum mondial de l'eau à Marseille en mars 2012 dont Martine Vassal fut la trésorière et Loïc Fauchon le président.

En novembre 2015, le bureau et le domicile de la présidente du conseil départemental, le siège de la SEM et le bureau du directeur général des services de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole avaient été perquisitionnés.

Martine Vassal avait rejeté ces soupçons de prise illégale d'intérêts: "Ce sont les services de Marseille Provence Métropole qui ont mené l'analyse et nous avons suivi leurs préconisations", avait-elle déclaré en 2014 lors de la publication des avis de la chambre régionale des comptes.

Catégories: Actualités

Bretagne: Loïg Chesnais-Girard remplace Jean-Yves Le Drian à la tête de la région

jeu, 06/22/2017 - 20:25

Le premier vice-président de la région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard, 40 ans, a été élu jeudi sans surprise à la présidence du conseil régional de Bretagne, à la suite de la démission de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères du gouvernement REM d’Édouard Philippe.

M. Chesnais-Girard, seul candidat, a été élu à l'unanimité des 53 voix exprimées, annonce le conseil régional. L'assemblée compte 83 conseillers régionaux.

Jean-Yves Le Drian reste conseiller régional. Le chef de la diplomatie française a démissionné le 2 juin de ses fonctions de président de la région Bretagne qu'il occupait depuis 2004, à l'exception d'un intermède entre 2012 et 2015.

"Le président de la République m’a confié une mission importante au service de notre pays et au service de la place de la France dans le monde. Cette responsabilité, je la dois aussi à la Bretagne qui m’a fait", avait déclaré M. Le Drian en annonçant cette démission. "Je quitte la présidence du Conseil régional mais je ne quitte pas la Bretagne, car j’y habite. Je ne quitte pas la Bretagne, car je reste conseiller régional", avait-il ajouté.

Peu après l'élection d'Emmanuel Macron, l’Élysée avait fait savoir que les ministres entrés dans le nouveau gouvernement devraient démissionner "sous un mois" des exécutifs locaux qu'ils dirigeaient jusqu'alors.

Élu président de la région Bretagne en 2015, Jean-Yves Le Drian avait cumulé les mandats avec son poste de ministre de la Défense sous la présidence de François Hollande. En l'absence du ministre à la région, sa gestion était déjà alors assurée par Loïg Chesnais-Girard.

Catégories: Actualités

Piétonnisation des berges à Paris: Pécresse demande une voie pour véhicules propres

jeu, 06/22/2017 - 20:09

Valérie Pécresse (LR) a demandé la réouverture d'une voie sur berges rive droite à Paris, au centre d'une polémique avec la maire PS de Paris Anne Hidalgo, "au bénéfice des seuls véhicules propres", apprend-on jeudi auprès de la Région Ile-de-France qu'elle préside.

Dans un courrier adressé au préfet de police de Paris Michel Delpuech, Mme Pécresse indique que le comité de suivi qu'elle a installé en septembre 2016 "n'a constaté aucune amélioration" concernant la qualité de l'air, le bruit ou les embouteillages.

En attendant que des scenarii alternatifs proposés par la Région soient expérimentés, dit la lettre datée du 16 juin, "je propose dès l'automne et à titre transitoire que les voies sur berge soient rouvertes sur une seule voie, de façon ciblée, au bénéfice des seuls véhicules propres".

Mme Pécresse estime que cela inciterait les Franciliens à acheter des véhicules peu polluants et donnerait du temps pour "développer dans la région de nouvelles formes de mobilité alternatives à la voiture". Elle demande aussi la "mise en place d'un bus électrique à haut niveau de service sur les quais de Seine".

Pour, selon la ville de Paris, lutter contre la pollution de l'air, la voie sur berge rive droite au centre de Paris est interdite aux voitures depuis l'automne 2016, suscitant depuis une polémique notamment en banlieue et parmi les élus de droite.

Catégories: Actualités

L'accès au droit et à la Justice doit être amélioré en Outre-mer

jeu, 06/22/2017 - 19:54

L'accès au droit et à la justice fait face à de nombreux "dysfonctionnements" dans les Outre-mer, notamment en Guyane et à Mayotte, dénonce la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH), qui préconise de réfléchir à une réorganisation du service judiciaire sur ces territoires.

Dans un avis adopté jeudi, la CNCDH s'est penchée sur les nombreux dysfonctionnements et obstacles qui empêchent les ultramarins d'avoir connaissance de leurs droits et freinent leur recours à un juge.

"L'accès au droit et à la Justice mérite d'être amélioré sur tout le territoire français", insiste la présidente de la CNCDH, Christine Lazerges, "mais les difficultés sont accrues en Outre-mer, et particulièrement en Guyane et à Mayotte".

La CNCDH demande notamment que soit repensé "le découpage des juridictions judiciaires (...) en Guyane et à Mayotte, en veillant (...) à leur octroyer davantage de moyens financiers", et que soit envisagée "la mise en place d'un système de défense publique, avec un corps de défenseurs fonctionnaires".

Cette réorganisation "doit prendre en compte les spécificités de ces territoires (croissance démographique importante)", ajoute la CNCDH, qui souhaite aussi "une réflexion sur le système de mutation des magistrats".

En Guyane, "l'inégalité de l'accès au droit et aux services publics n'est plus à démontrer", note le rapport, qui pointe l'étendue du territoire, l’importance de l'immigration, les indicateurs socio-économiques très faibles, mais aussi les "carences de l’état civil", principalement pour les populations de l'Ouest, privées "de toute existence juridique".

Des difficultés aggravées par "un maillage territorial disparate des services publics" et des moyens de communications déficients (peu de routes, pas de transports en commun, faibles réseaux internet et téléphonique, réseau électrique limité et défaillant…).  

A Mayotte, "de nombreuses personnes" ne disposent pas encore d'un état civil républicain et "ne peuvent accomplir de démarches administratives", sur un territoire marqué par des indicateurs socio-économiques très faibles, une éducation défaillante,  une forte immigration, et des services publics "déficients".

De plus, avec la départementalisation en 2011, le passage "rapide et brutal" d'une justice coutumière de droit musulman à un statut de droit civil commun, n'a pas assez été expliqué à la population, et la barrière de la langue constitue aussi "un frein important ". 40% de la population mahoraise ne parlent pas le français.

- "Initiatives originales"-

La CNCDH note que dans ces territoires, les structures d'accès au droit (conseil départemental d’accès au droit...) sont "inexistantes, défaillantes ou éloignées géographiquement", les associations sous-financées et peu coordonnées et les professionnels du droit (avocats, notaires, huissiers…) "difficilement accessibles", car peu nombreux et surtout concentrés dans les chefs-lieux. 

Le rapport salue cependant des "initiatives originales", comme le diplôme universitaire dit "Valeurs de la République et religions" à Mayotte, pour "apprendre l’articulation entre droit musulman anciennement applicable et droit commun", les "pirogues du droit" en Guyane, qui offrent une consultation juridique aux populations isolées ou le "Justibus" en Martinique, une permanence juridique itinérante.

La commission recommande aussi de développer des "canaux de diffusion d’information non écrite", à la radio ou à la télé, à l'instar de Radio Free Dom, "un relais indispensable de l'accès au droit et à la justice" à La Réunion.

Face à l'éloignement des juridictions inégalement réparties, la CNCDH suggère de renforcer les "chambres détachées" des TGI et les "audiences foraines", comme en Nouvelle-Calédonie, Polynésie et Guyane. Mais les coûts de déplacement et d'hébergement des magistrats ne sont pris en charge que partiellement, regrette-t-elle.

La domiciliation problématique en Guyane (logements sauvages, homonymie, forte mobilité, etc.) et à Mayotte (cadastre "défaillant", nombreux bidonvilles) entraîne également des difficultés pour délivrer les convocations aux justiciables et "un fort taux d’absence à l’audience", note la CNCDH, qui préconise de réfléchir à "la possibilité d'utiliser le SMS pour contacter les justiciables".

L'aide juridictionnelle est également freinée, notamment parce que "les réalités géographiques des Outre-mer sont insuffisamment prises en compte", insiste Mme Lazerges. Par exemple, un avocat de Cayenne se rendant à la chambre détachée de Saint-Laurent-du-Maroni doit effectuer un aller-retour de plus de 500 km, les frais de transport, de repas et d’hébergement demeurant à sa charge.

Catégories: Actualités

NKM s'interroge sur son avenir à la tête de l'opposition à Paris

jeu, 06/22/2017 - 19:50

Nathalie Kosciusko-Morizet dont le poste de présidente du groupe Les Républicains au Conseil de Paris, principal groupe d'opposition à la maire PS Anne Hidalgo, va être prochainement soumis à renouvellement, s'interroge sur son éventuelle candidature, a-t-on appris jeudi auprès de son entourage.

Elle "prend le temps de la réflexion", selon cette source qui indique que NKM "n'a pas pris de décision".

Le poste de président du groupe LR doit être statutairement remis en jeu à mi-mandat et fera l'objet d'un vote du groupe le 5 juillet.

Plusieurs élus, contactés par l'AFP, ont estimé que la présidente sortante du groupe serait battue si elle devait se représenter alors que le groupe LR fait actuellement l'objet de vifs débats internes.

NKM, candidate malheureuse face à Anne Hidalgo en 2014, et députée sortant de l'Essonne, a été battue dimanche au second tour des élections législatives par un candidat de la République En Marche, Gilles Le Gendre, dans la 2e circonscription de Paris.

Catégories: Actualités

Gouvernement: de nouveaux ministre et secrétaires d'État resteront non "spécialisés"

jeu, 06/22/2017 - 19:30

Les ministre et secrétaires d’État nommés au gouvernement sans attribution précise ne seront pas "spécialisés", a prévenu jeudi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

"Seuls les secrétaires d’État rattachés au Premier ministre ont une affectation précise", a expliqué Christophe Castaner, lui-même secrétaire d’État auprès d’Édouard Philippe, chargé des Relations avec le Parlement.

"Tous les autres secrétaires d’État sont rattachés aux ministres et travaillent avec eux sur l'élaboration de leur feuille de route, a ajouté le porte-parole du gouvernement. Mais vous n'aurez pas de secrétaire d’État qui sera spécialisé sur tel ou tel sujet." 

Cette absence de fonction précise de certains ministres et secrétaires d’État est conforme aux souhaits exprimés par Emmanuel Macron pendant la campagne. C'est le cas par exemple de Jacqueline Gourault, qui a été nommée mercredi "Ministre auprès du ministre d’État, ministre de l'Intérieur" Gérard Collomb, sans fonction précise.

Ces membres du gouvernement sans attribution "ont vocation à être les adjoints des ministres auprès desquels ils sont nommés", précisait-on à l’Élysée mercredi soir.

Après le premier Conseil des ministres, Christophe Castaner a assumé ce "vrai choix": "Cela permet d'avoir un ministre senior et des secrétaires d’État un peu plus junior", a-t-il avancé.

Outre Jacqueline Gourault, six secrétaires d’État ont été nommés mercredi sans fonction précise. Il s'agit de Sébastien Lecornu et Brune Poirson (rattachés à Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique), de Jean-Baptiste Lemoyne (rattaché à Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères), de Geneviève Darrieussecq (rattachée à Florence Parly, ministre des Armées), de Julien Denormandie (rattaché à Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires) et de Benjamin Griveaux (rattaché à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie).

Le nouveau gouvernement du Premier ministre Édouard Philippe, dévoilé mercredi, compte 30 membres, chef du gouvernement compris.

Catégories: Actualités

Nicole Belloubet, juriste de haut vol et garde des Sceaux "inattendue"

jeu, 06/22/2017 - 19:24

Brillante juriste, "Sage" appréciée de ses pairs, mais aussi ancienne élue PS et haute fonctionnaire ayant revendiqué une certaine liberté de parole, Nicole Belloubet hérite avec la Justice d'un ministère difficile, de manière "inattendue" comme elle l'a dit elle-même.

Jeudi, lors de la passation de pouvoirs Place Vendôme, cette femme de 62 ans a écouté son prédécesseur François Bayrou égrener, dans une longue allocution, les chantiers qui l'attendent: défendre au Parlement une loi sur la moralisation publique, gérer la surpopulation carcérale, batailler pour le budget, concilier libertés publiques et sécurité face à la menace terroriste...

Prenant la parole après le leader centriste parti du gouvernement sous la pression de l'enquête visant le MoDem, Nicole Belloubet remarque d'emblée que son titre de garde des Sceaux, littéralement celui ou celle qui "scelle" les textes de loi, s'inscrit dans le "temps long de notre République". Pus tard, elle note dans un sourire: "C'est très émouvant et très inattendu."

"Hier matin, je ne pensais pas que je me retrouverais ici aujourd'hui", ajoute celle dont le nom n'avait pas circulé avant l'annonce officielle du nouveau gouvernement.

Évoquant en 2013 sa nomination au Conseil constitutionnel, elle avait confié au journal Libération: "Il n'y avait pas de logique à ce que je devienne membre (...). Il y avait juste les conditions. Les circonstances ont fait le reste." Et ajouté: "Ce que la vie me donne, je le prends et je m'interroge après."

Ce qui lui est cette fois "donné", ce sont les clés d'un ministère qui a changé quatre fois de patron ou patronne depuis 2012, et d'une institution, la justice, dont l'ancien ministre Jean-Jacques Urvoas a pu dire qu'elle était en voie de "clochardisation".

- L'"illumination" Jaurès -

Assurer le financement de tribunaux débordés et de prisons surpeuplées sera un défi majeur de celle qui avait démissionné en 2005 de son poste de rectrice de l'académie de Toulouse en déplorant publiquement... un manque de moyens donnés par le gouvernement de droite.

Nommée rectrice en 1997, d'abord à Limoges, Nicole Belloubet a alors 42 ans, ce qui en fait l'une des plus jeunes personnes jamais nommées à ce type de poste.

Cette nomination parachève un parcours académique brillant: en 1992, elle finissait deuxième de l'agrégation de droit public.

Nicole Belloubet, qui a dit à France Bleu Toulouse que "certaines femmes consacrent toute leur vie au travail mais au prix d'une volonté, d'une énergie supérieures à celles des hommes", a au long de sa carrière porté une attention particulière aux sujets concernant les femmes.

Mère de trois enfants et veuve d'un professeur de droit, elle a piloté un comité interministériel "pour la promotion de l'égalité des sexes dans le système éducatif", et rédigé un rapport sur la "lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans les établissements scolaires".

La juriste, née à Paris mais dont les racines familiales sont aveyronnaises, et dont la vie est intimement rattachée à la ville de Toulouse, a raconté dans des entretiens sa passion pour l'opéra mais aussi son goût de la conduite automobile sportive.

Auteur d'une thèse sur les "pouvoirs et relation hiérarchique dans l'administration française", cette juriste de haut vol à la longue chevelure blonde et à la silhouette élancée n'apprécierait certainement pas d'être réduite à une "vamp", comme elle a pu être décrite dans un article de presse locale.

La nouvelle ministre, qui dit avoir eu une "illumination" en lisant Jean Jaurès, a aussi derrière elle un parcours d'élue locale socialiste, à la mairie de Toulouse et au conseil régional de Midi-Pyrénées.

Il est plutôt d'usage en France de finir une carrière politique au Conseil constitutionnel, et les démissions y sont très rares. Ainsi de Georges Pompidou lorsqu'il a été nommé chef du gouvernement en 1962.

Nicole Belloubet prend elle aussi ce chemin inverse en quittant les "Sages". Dans l'institution de la rue Montpensier, elle laisse le souvenir d'une "bonne camarade", qui "aime la vie". Et qui laissait transparaître son envie de retrouver "l'action" politique.

Catégories: Actualités

Valls au siège du PRG pour évoquer la création d'un groupe à l'Assemblée

jeu, 06/22/2017 - 19:05

Les tractations vont bon train pour tenter de constituer un groupe de gauche "constructive" à l'Assemblée, une réunion autour de Manuel Valls et Sylvia Pinel ayant notamment eu lieu jeudi au siège du PRG pour en discuter, selon des sources concordantes.

Selon un participant à la réunion, celle-ci a rassemblé, outre la présidente du PRG et l'ancien Premier ministre, les responsables du Parti radical valoisien, Yves Jégo et Laurent Hénart, un écologiste élu sous l'étique de la République en marche, François-Michel Lambert, et l'ex-socialiste Olivier Falorni.

Les autres participants n'ont pas confirmé cette liste, un proche de Manuel Valls l'a démentie.

Manuel Valls aurait affirmé ne pas souhaiter de fonction particulière dans le groupe. "Il est trop faible politiquement maintenant" pour en revendiquer la présidence, a noté une source radicale.

Les radicaux de gauche ont réussi à faire élire trois des leurs à l'Assemblée, et les Valoisiens cinq.

Un responsable du PRG a confirmé à l'AFP que des discussions étaient en cours entre le PRG et son jumeau de droite pour constituer un groupe commun, dans le cadre d'un rapprochement entre les deux formations politiques.

Catégories: Actualités

Les députés communistes proposent un "comité de liaison" avec les élus LFI

jeu, 06/22/2017 - 19:02

Les députés communistes ont proposé jeudi aux élus de La France insoumise la création d'un "comité de liaison" à l'Assemblée pour que leurs deux forces puissent s'"opposer ensemble" à la politique du gouvernement, alors que LFI aurait souhaité un groupe commun.

Dans un communiqué, André Chassaigne, président sortant des députés du Front de gauche et réélu dans le Puy-de-Dôme, a indiqué avoir rencontré "une délégation des députés de la France Insoumise pour leur faire part de la volonté des députés communistes (...) d’imaginer et de construire un travail collectif entre nos deux forces pour nous opposer ensemble à la politique désastreuse qui sera menée par le gouvernement Macron durant ce quinquennat".

Les communistes, qui ont obtenu 11 sièges lors des élections législatives, ont fait savoir mercredi qu'ils entendaient former un groupe distinct de celui de La France insoumise en s'associant avec des ultramarins, pour atteindre le seuil de 15 élus permettant d'obtenir un groupe.

"Notre souhait est d'élaborer un +comité de liaison+ entre les députés communistes et le groupe de la France Insoumise pour que nous soyons plus forts et plus efficaces pour la défense des intérêts du peuple à l'Assemblée nationale", a ajouté M. Chassaigne.

Selon Éric Coquerel, nouveau député LFI de Seine-Saint Denis, présent lors de la rencontre, "c'était une réunion où chacun a fait ses propositions". Il a indiqué à l'AFP que les députés LFI avaient rappelé de leur côté leur proposition de créer un groupe commun présidé par Jean-Luc Mélenchon et avec pour programme le projet présidentiel "l'Avenir en commun".

"Eux nous ont proposé deux groupes distincts et un espace commun entre le groupe des Insoumis et les communistes, l'idée étant qu'on ne compte pas du tout être concurrents pendant 5 ans", a-t-il dit, regrettant cette issue qui montre que "la volonté de réaffirmer l'identité communiste dans un groupe est plus forte".

Il a indiqué que la proposition des communistes serait examinée lors de la réunion de groupe LFI mardi.

Catégories: Actualités

Moralisation de la vie publique: Jacob demande à Macron de "reprendre de la hauteur"

jeu, 06/22/2017 - 18:32

Le chef des députés LR Christian Jacob a demandé jeudi à Emmanuel Macron qu'il "reprenne de la hauteur" sur la loi de moralisation de la vie publique, utilisée selon lui de "manière politicienne" pendant la campagne présidentielle.

"Il a voulu l'utiliser de manière politicienne entre les deux tours en disant : +après l'affaire Fillon, je vais leur sortir ça pour leur mettre la tête sous l'eau+, c'était une manœuvre politicienne et je pense que ça mérite d'être pris à un autre niveau", a-t-il déclaré lors de l'émission "Questions d'info" (LCP-AFP-Le Monde-France Info).

Il a estimé que le chef de l’État devrait "profiter" du changement de ministre de la Justice "pour reprendre de la hauteur" sur le sujet.

C'est François Bayrou, ministre de la justice du premier gouvernement d’Édouard Philippe, qui avait porté ce projet de loi. Il a quitté son poste mercredi, suite à l'ouverture d'une enquête visant son parti, et a été remplacé par Nicole Belloubet, membre du Conseil constitutionnel.

"Tout ça était mal préparé", a accusé M. Jacob, demandant comme il l'avait déjà fait que le chef de l’État "s'inspire de Jacques Chirac" et de la commission Stasi sur la laïcité.

Emmanuel Macron devrait, selon lui, "nommer une personnalité de son choix, (...) l'entourer de quatre ou cinq grands juristes éminents", demander "à chaque groupe parlementaire de désigner une personne". Cette commission devrait selon lui "prendre trois mois ou quatre mois" pour regarder ce que font les autres pays, et "préparer un texte qui devrait avoir vocation à être adopté à l'unanimité".

"Ça ne me paraît pas une demande invraisemblable", a-t-il estimé.

Catégories: Actualités

A Calais, l'État veut crever un "abcès"

jeu, 06/22/2017 - 17:52

Huit mois après le démantèlement de la "Jungle", Calais n'a plus de bidonville à ses portes. Mais des migrants errent toujours, dans des conditions plus précaires que jamais, alors que l’État assume son mot d'ordre: "Pas de point de fixation".

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb se rend vendredi à Calais, où pour la première fois cette semaine un conducteur est mort dans un accident consécutif à un barrage dressé par des migrants sur l'autoroute.

Avec un message clair: Calais ne doit "plus être un abcès de fixation", a-t-il martelé jeudi, avant cette visite où il rencontrera élus, forces de police et représentants du monde économique et associatif.

"C'est bien, mais moi il ne va pas me rencontrer", soupire Djamal, assis à même le sol d'un terrain vague où une grosse centaine d'Afghans, de Soudanais et d'Érythréens se pressent pour la distribution de repas organisée par les associations.

Cet Afghan de 24 ans, passé par six pays avant d'arriver en France, raconte son quotidien avec une rage sourde. "Il n'y a pas de robinet et on ne peut pas boire, ni se laver. On n'a pas d'endroit pour dormir. La nuit, je dors sans tente, sur la +montagne+", dit-il en montrant dans son dos une énorme décharge de gravats. 

Au coeur de la zone industrielle, près de la rocade portuaire, une camionnette  distribue des barquettes de riz, une autre sert de point d'eau mobile. Autour d'une autre du même type, une dizaine d'hommes se débarbouillent, torse nu, ou improvisent une lessive.

Mais la grande crainte, ici, c'est les forces de l'ordre. "La police nous envoyait du gaz, je suis tombé par terre", explique Jan, Afghan de 16 ans, montrant son bandage à la main.

Le Défenseur des droits Jacques Toubon, qui a dénoncé ces conditions "inhumaines" et des atteintes aux droits "inédites", a exigé jeudi l'installation de points d'eau, d'un dispositif d'accueil et d'un guichet d'asile.

- "Sans solution" -

Dans la foulée d'une plainte en référé par les associations, "la police semble s'être calmée" depuis la semaine dernière, estime Loan de l'Auberge des migrants, qui ironise: "C'est relatif: disons qu'ils sont moins frappés qu'avant."

Car l’État campe sur une ligne ferme, assumant face à la plainte associative de laisser les migrants "sans solution" à Calais jusqu'à ce que "l'habitude de venir soit désamorcée".

En parlant d'"abcès" jeudi, le ministre de l'Intérieur a enfoncé le clou, au grand dam des associations.

"Ce ne sont pas des maladies, des saletés, ce sont des hommes et des femmes, qui ont eu un parcours très difficile en fuyant leur pays pour des raisons que l'on connaît tous", s'indigne Hicham Aly, salarié du Secours catholique.

Mais pour l’État, le problème se pose en des termes simples: "Si on ne prend pas des dispositions pour éviter que progressivement il y ait des concentrations de personnes alors on est facilement débordé", a assuré M. Collomb.

La crainte est de voir pousser un nouveau bidonville, alors que 7.000 personnes environ avaient été évacuées lors du démantèlement de la "Jungle", lancé voici tout juste huit mois, le 24 octobre.

D'autant que les pouvoirs publics surveillent déjà étroitement la situation à la frontière franco-italienne et dans la capitale.

Ainsi, à Paris, le centre humanitaire sature: un campement d'"un millier de personnes" s'est reconstitué" dans le nord de la capitale, selon la maire Anne Hidalgo, qui a tiré la sonnette d'alarme pour l'été.

Car aux traversées de la Méditerranée pourraient s'ajouter les migrants déboutés par d'autres pays, notamment des Afghans venus d'Allemagne.

L'argument de l'appel d'air laisse les associatifs sceptiques: "A Calais, il y a des barbelés, des murs et ils viennent quand même", rappelle sous un nom d'emprunt Valérie, bénévole au Secours catholique. "La +Jungle+ ce n'était pas bien mais au moins ils étaient ensemble..."

Catégories: Actualités

Sommet européen: Macron plaide pour une Europe qui corrige la mondialisation

jeu, 06/22/2017 - 16:23

Le président français Emmanuel Macron a affirmé jeudi qu'il entrait "dans le concret" en arrivant à Bruxelles pour son premier sommet européen, plaidant pour que l'Europe "apporte une réponse concrète au dérèglement de la mondialisation". 

"L'Europe est un projet, une ambition. Je l'ai défendue dans la campagne présidentielle en France, les candidats de la majorité présidentielle aux élections législatives également", a rappelé le nouveau chef de l'État français.

"Nous entrons dans le concret. Ce conseil (européen) va permettre de parler de l'avenir de notre Europe et porter le projet d'une Europe qui protège", a expliqué M. Macron, reprenant un discours qu'il martèle depuis son élection le 7 mai.

Le pro-Européen Emmanuel Macron, précisant travailler "la main dans la main avec l'Allemagne", a répété qu'il souhaitait en particulier voir ce sommet, jeudi et vendredi, consacrer la création d'un fonds européen de défense.

Il a également expliqué qu'il fallait donner la priorité aux discussions sur l'avenir de l'Europe plutôt qu'aux tractations sur le Brexit.

"Ma priorité est de parler des projets de fonds, de nos ambitions et de ne pas parler pendant des jours et des nuits du démantèlement", a-t-il plaidé, en référence aux discussions prévues jeudi sur le déménagement des deux agences européennes basées à Londres à la suite du Brexit.

La chancelière allemande Angela Merkel a argué exactement dans le même sens.

"Pour moi, façonner l'avenir à 27 membres est prioritaire par rapport à la question des négociations avec la Grande-Bretagne sur sa sortie (...) Nous voulons conduire ces négociations dans un bon esprit mais nous devons nous concentrer avant tout sur l'avenir des 27", a souligné Mme Merkel à son arrivée à Bruxelles.

La chancelière a assuré qu'elle était "très contente de travailler" avec M. Macron.

"Je crois en particulier que la créativité et les nouveaux élans qui viennent de France - d'Allemagne et de France - peuvent être bons pour tous", a-t-elle conclu.

Catégories: Actualités

Migrants: Macron appelle "à la plus grande humanité" et veut réformer le droit d'asile

jeu, 06/22/2017 - 14:53

Emmanuel Macron a "appelé à la plus grande humanité" dans la gestion des migrants, jeudi, et a assuré que la réforme du droit d'asile faisait partie des "priorités du travail gouvernemental", après les critiques renouvelées par le Défenseur des droits Jacques Toubon s'agissant du site de Calais.

Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron "en a appelé à la plus grande humanité. Pour cela, il y a des réponses de court terme, d'orientation, d'accueil, dans des CAO (centres d'accueil et d’orientation) adaptés", a rapporté le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner.

Le chef de l’État "a aussi ré-insisté pour que la réforme du droit d'asile et la durée d'instruction du droit d'asile soit une des priorité de l'action gouvernementale, avec cet objectif qu'une personne réfugiée qui fait une demande de statut de réfugié puisse avoir dans les six mois une réponse précise, adaptée, avec le statut qui lui permet ensuite d'être accompagnée et de trouver un emploi et des conditions d'accueil et de vie en France qui soient légitimes", a développé M. Castaner.

"Il y a aussi la situation d'urgence, le fait qu'il ne faut pas laisser se recréer des endroits qui sont des zones où le côté sanitaire notamment est absolument catastrophique. Et donc il a invité le gouvernement à travailler très vite à l'accompagnement de ces personnes pour qu'elles puissent faire l'objet d'une instruction de dossier", a développé le porte-parole du gouvernement.

"On a pu penser ces dernières années qu'une instruction avait comme conséquence d'enlever l'envie de passer par la France pour faire une demande de statut de réfugié. C'est une erreur. Celles et ceux qui ont fui leur pays parce qu'ils y mourraient ne reculent jamais devant un écueil administratif", a relevé M. Castaner, rappelant au passage que "le gouvernement précédent avait lancé un programme d'accueil de 12.000 places supplémentaires".

Par ailleurs, "les préfets ont donné des consignes pour plus de souplesse et plus d'humanité", a-t-il dit.

Le Défenseur des droits Jacques Toubon a "instamment" demandé jeudi, dans des recommandations, l'ouverture d'un centre d'accueil pour migrants à Calais et la réouverture d'un guichet leur permettant de demander l'asile, réitérant son constat d'atteintes "sans précédent" aux droits des migrants à Calais.

Les associations dénoncent depuis plusieurs semaines des "entraves répétées" et un durcissement des forces de l'ordre à l'égard des migrants revenus à Calais après le démantèlement de la "Jungle" en octobre.

Catégories: Actualités

Assistants d'eurodéputés FN: Marine Le Pen a pris rendez-vous avec les juges

jeu, 06/22/2017 - 14:33

Marine Le Pen, présidente du FN, a affirmé jeudi à l'AFP avoir pris rendez-vous, à une date qu'elle n'a pas souhaité communiquer, avec les juges qui veulent l'entendre dans l'enquête sur les assistants parlementaires d'eurodéputés FN.

Le vice-président du FN Louis Aliot a refusé jeudi matin de répondre à une convocation de la police dans la même affaire.

Alors qu'on lui demandait si elle comptait toujours se rendre à une convocation dans cette affaire alors qu'elle avait indiqué pendant les campagnes présidentielle et législatives vouloir attendre que les échéances électorales soient passées, Marine Le Pen a répondu à l'AFP : "Oui." 

"Le rendez-vous est déjà pris", a précisé la nouvelle députée du Pas-de-Calais. La date "regarde les juges et moi", a-t-elle ajouté.

La présidente du FN, qui vient de perdre automatiquement son siège d'eurodéputée après son élection à l'Assemblée nationale, fait partie des 17 élus européens, dont son père Jean-Marie Le Pen et son compagnon Louis Aliot, à être visés par l'enquête en France, ouverte en 2015, qui porte sur une quarantaine d'assistants.

Le Parlement européen estime désormais son préjudice potentiel à cinq millions d'euros, pour la période du 1er avril 2012 au 1er avril 2017. Une précédente estimation en septembre 2015 évaluait ce préjudice potentiel à 1,9 million d'euros.

Les services du Parlement s'appuient sur l'enquête en cours et les rapports du gendarme antifraude de l'UE, l'Olaf.

Marine Le Pen, élue dimanche députée du Pas-de-Calais, et Louis Aliot jouissent d'une immunité pour la durée de la session de l'Assemblée nationale et ne peuvent être contraints à se rendre à une audition dans ce dossier.

Le 10 mars, Marine Le Pen, arguant de son immunité d'eurodéputée, avait refusé de se rendre à une convocation en vue de sa possible mise en examen pour abus de confiance au sujet des salaires versés à sa cheffe de cabinet au FN, Catherine Griset, elle-même mise en examen pour recel.

"Je n'attendrai pas d'être convoquée. J'irai! J'ai fait savoir à de nombreuses reprises que j'irai rencontrer les juges après la séquence électorale" de la présidentielle et des législatives, affirmait-elle le 4 juin sur France 3.

"A la différence de certains, moi, je respecte mes engagements", ajoutait-elle.

A la suite d'une dénonciation de Sophie Montel, eurodéputée FN, le parquet de Paris a par ailleurs ouvert en mars une enquête préliminaire pour "abus de confiance", visant 19 eurodéputés de tous bords, dont deux du MoDem.

Depuis, le parquet a lancé le 9 juin une enquête pour "abus de confiance et recel de ce délit" consacrée uniquement au MoDem, qui avait envoyé six élus au Parlement de Strasbourg entre 2009-2014.

Ce dossier a poussé hors du gouvernement trois ministres de la formation centriste, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard.

Catégories: Actualités

Pages