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Age, sexe, sortants réélus: le nouveau Sénat ressemble à l'ancien

dim, 09/24/2017 - 23:54

Contrairement à l'Assemblée nationale, très renouvelée en juin dernier, les élections sénatoriales n'ont pas bouleversé le palais du Luxembourg, présenté en quelques chiffres clefs.

Les données concernent 165 sénateurs, en attendant les résultats de la Guadeloupe (3 sièges), de Martinique (2 sièges) et de Saint-Pierre-et-Miquelon.

- A peine plus jeune... -

Avec 60 ans et 8 mois de moyenne d'âge, le nouveau Sénat est à peine plus jeune qu'après l'élection de 2014, lorsque la moyenne était de 60 ans et 10 mois.

Le benjamin du Palais du Luxembourg reste David Rachline (FN), élu en 2014 dans le Var, qui aura 30 ans en décembre.

Le plus jeune élu de 2017 est le socialiste Xavier Iacovelli, âgé de 30 ans, qui a conquis son siège dans les Hauts-de-Seine.

Le doyen est Gérard César (LR), 82 ans, élu en 2014 en Gironde.

Les Républicains ont la moyenne d'âge la plus élevée (62 ans et 2 mois), devant les socialistes (60 ans et 6 mois).

- ... et guère plus féminin -

Le nombre de sénatrices évolue peu, elles sont désormais 99, soit 28% des sièges, contre 95.

La République en marche ne compte que 14% de sénatrices, le taux le plus faible devant LR (26%), l'UDI (29%) et le PS (31%). 

- Les retraités en baisse -

Les retraités, au nombre de 88, sont toujours les plus représentés, mais en baisse par rapport au précédent hémicycle (105).

Les cadres du privé sont désormais un peu plus nombreux (32 contre 22), quasiment au même niveau que les cadres de la fonction publique (33 contre 30).

51 personnes exercent des professions libérales (contre 44), 36 sont enseignants (contre 39).

- Les "recyclés" à la peine -

Sur les 263 candidats "recyclés" qui s'étaient présentés aux législatives de juin, seuls 4 ont été élus: deux candidats LR, un divers droite et un "union de la gauche".

- Les sortants en nombre -

99 sénateurs étaient candidats à leur réélection: 69 ont réussi leur pari, en comptant la ministre MoDem Jacqueline Gourault, dont le siège était vacant depuis deux mois du fait de son entrée au gouvernement, et l'écologiste Esther Benbassa, élue à Paris après avoir été sénatrice du Val-de-Marne.

Le président sortant Gérard Larcher (LR) enchaîne avec un 5e mandat dans les Yvelines, 4 réélus partent pour un 4e mandat et 19 pour un 3e.

- La fin du cumul -

A partir du 1er octobre, la loi sur le cumul des mandats empêchera un parlementaire d'exercer une fonction de maire ou d'adjoint au maire, de président ou vice-président de conseil départemental, de conseil régional, d'intercommunalité ou toute autre fonction exécutive locale.

Sur les 69 sénateurs réélus, 28 exercent au moins une de ces fonctions (dont 18 maires), un cumul auquel ils devront renoncer. Neuf d'entre eux cumulent au moins deux mandats exécutifs en plus de leur mandat parlementaire.

Sur les 177 sénateurs non-concernés par l'élection de dimanche, 101 vont devoir régulariser leur situation: 69 sont maires et près de la moitié exercent au moins deux mandats exécutifs locaux.

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Sénat: l'équilibre des forces globalement stable... pour l'heure

dim, 09/24/2017 - 21:33

La droite -LR et alliés centristes- renforce sa majorité au Sénat, le PS résiste, le PCF sauve son groupe tandis que le parti d'Emmanuel Macron, La République en marche, échoue à progresser, à l'issue des élections sénatoriales de dimanche.

Les contours des groupes de la Haute assemblée paraissent relativement stables, mais des mouvements ne sont pas à exclure dans les jours à venir à la faveur d'alliances ou de prises d'indépendance. Il suffit en effet de dix sénateurs pour former un groupe, qui permet de peser.

- Les Républicains confortés

A l'issue du scrutin, LR reste, de très loin, le premier groupe du Palais du Luxembourg. Gérard Larcher, président sortant du Sénat, qui s'est réjoui d'une majorité de droite "confortée", a un boulevard devant lui pour rester au "plateau".

Présidé par Bruno Retailleau, lieutenant de François Fillon durant la présidentielle, le groupe était jusqu'alors fort de 142 membres. "On sait qu'on sera autour de 150, une progression inespérée", a affirmé sur LCI M. Retailleau, qui remettra en jeu sa présidence mercredi. 

Mais le groupe va devoir prendre garde aux velléités d'indépendance des sénateurs qui avaient soutenu Bruno Le Maire ou Alain Juppé.

Un embryon d'un groupe de "Constructifs", à l'image de celui de l'Assemblée, a été créé. A défaut de réunir les dix membres requis, Fabienne Keller (Bas-Rhin) envisage une simple amicale.

- Les socialistes résistent

Le groupe socialiste, dont plus de la moitié des sièges étaient en jeu, perd une petite dizaine de membres mais reste la deuxième force de la Haute assemblée, avec presque 80 élus.

La création du groupe LREM au Sénat en juin lui avait déjà taillé des croupières, les socialistes baissant déjà de 112 à 86.

La ligne du groupe reste cependant incertaine, alors que Didier Guillaume a été contesté par des membres qui refusent la politique gouvernementale. Reste à voir ce que fera l'aile gauche, avec notamment Marie-Noëlle Lienemann, qui pourrait être tentée de se joindre notamment à des écologistes, sans groupe depuis juin.

- La République en Marche stoppée 

Le groupe devrait avoir "vingt à trente" élus contre 29 actuellement, selon l'ancien ministre PS François Patriat qui l'a lancé avec de nombreux ex-socialistes. Un résultat loin des ambitions initialement affichées.

Il présentait des candidats dans tous les départements. Mais plusieurs dispositions du gouvernement comme la baisse des dotations ou la diminution des emplois aidés ont pris les élus locaux à rebrousse-poil. 

- L'Union centriste 

Le groupe, qui comptait 42 membres, pourrait atteindre une cinquantaine de sénateurs.

Il devra dans les prochains jours désigner un nouveau président, François Zochetto ne s'étant pas représenté.

Pour le vice-président Vincent Capo-Canellas, les sénateurs MoDem appartenant au groupe "sont sur la même ligne sur le maintien dans la majorité sénatoriale". Il estime par ailleurs que son groupe gardera ses sénateurs radicaux valoisiens.

- Communistes soulagés

Le groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC) va pouvoir subsister, avec au moins 12 membres contre 18. 

Pierre Laurent, réélu à Paris, a noté sur BFMTV que ce maintien, "pas mathématiquement acquis" avant le scrutin, constituait "une bonne nouvellle pour tous ceux qui vont pouvoir compter sur un groupe d'opposition au Sénat".

Si les résultats des municipales de 2014 ne plaidaient en effet pas en sa faveur, le PCF avait le champ libre à la gauche de la gauche, La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, qui disposait de peu de grands électeurs, étant absente du scrutin. 

- Les radicaux

Ce groupe charnière qui rassemble actuellement surtout des élus de gauche, en majorité PRG, a actuellement 16 membres. Un de ses responsables, pense que ce niveau sera maintenu.

A terme, le groupe compte aussi sur le renfort des radicaux valoisiens, lorsque la famille radicale sera réunie, même si tous ne le rejoindront pas.

- Statu quo pour le FN 

Le Front national, qui dispose de bataillons relativement faibles de grands électeurs, en reste à deux sénateurs, après avoir échoué notamment dans le Pas-de-Calais. En 2014, le parti de Marine Le Pen avait fait son entrée au Sénat, avec l'élection de Stéphane Ravier et David Rachline.

parl-reb-chl/frd/sd

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Sénatoriales: scrutin "plus difficile" pour LREM

dim, 09/24/2017 - 21:22

Les sénatoriales, élection "par nature plus difficile pour un jeune mouvement", "ne reflète(nt) pas les nouveaux équilibres politiques", a estimé dimanche soir LREM qui, avec seulement 27 sénateurs, loin de ses ambitions initiales, affiche sa volonté de "construire des majorités d'idées" au Sénat.

"Miroir des élections locales de 2014 et de 2015", ce scrutin "ne reflète pas les nouveaux équilibres politiques" et "les grands électeurs n’ont pas encore acté le dépassement des clivages que les Français ont déjà opéré dans les urnes à l’occasion des élections présidentielles et législatives", a jugé le parti présidentiel dans un communiqué.

LREM a cependant salué "l’élection pour la première fois de sénateurs La République En Marche" avec leur propre étiquette "dans cette assemblée". D'autant, a fait valoir l'une des porte-parole des députés Aurore Bergé sur BFMTV, que "nous n'avons pas versé dans le clientélisme, nous avons assumé des réformes courageuses", là où "Les Républicains ont mené une campagne +habile+ en cherchant à inquiéter les élus locaux".

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Le parti présidentiel a promis de "travailler à construire des majorités d’idées, en rassemblant le plus possible de sénateurs autour des réformes que nous portons pour transformer notre pays".

Le groupe devrait avoir "vingt à trente" élus, a estimé en début de soirée l'ancien ministre PS François Patriat, qui l'a lancé avec de nombreux ex-socialistes. "Je ne dirais pas que c'est un succès", a-t-il concédé sur Public Sénat, alors qu'il s'était fixé début août "une fourchette basse" de 50 à 60 sénateurs et espérait encore ces derniers jours faire mieux que les 29 sortants.

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Revers au Sénat pour Macron qui va devoir composer pour sa réforme constitutionnelle

dim, 09/24/2017 - 21:21

Avec peu de sénateurs élus sous l'étiquette La République en marche, le président Emmanuel Macron va devoir composer avec le Sénat pour y trouver une majorité et faire voter sa réforme constitutionnelle, attendue comme un des grands chantiers de 2018.

Au bout du compte, le groupe LREM ne devrait compter "qu'entre 20 et 30 sénateurs" soit sensiblement le même nombre que dans la Haute assemblée sortante, selon son chef de file François Patriat. 

"Je ne dirais pas que c'est un succès", a-t-il admis, alors qu'il s'était fixé début août "une fourchette basse" de 50 à 60 sénateurs et espérait encore ces derniers jours faire mieux que les 29 sortants. 

Depuis quelques jours, les responsables macronistes minimisaient l'échec annoncé en l'attribuant au corps électoral, issu des élections municipales de 2014 remportées par la droite. 

Pour la sénatrice LREM sortante de Paris Bariza Khiari, le vote de dimanche est ainsi "le dernier sursaut du monde ancien".

A cela, il faut ajouter les tensions survenues depuis l'été entre l'exécutif et les élus locaux (gel de dotations, baisse des emplois aidés...)

Sur le plan législatif, alors que s'annoncent les gros textes budgétaires, ce résultat n'empêchera pas l'exécutif d'appliquer son programme, l'Assemblée nationale ayant de toute façon le dernier mot.

"Les réformes de transformation que va proposer le gouvernement et le chef de l’État vont être scrutées au Sénat, passées au crible, et on trouvera des majorités" loi par loi, assure même M. Patriat alors que le ministre de l’Économie Bruno Le Maire (ex-LR) a appelé dimanche la droite "à servir le pays".

Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron, le Sénat "ne s'est pas comporté comme un bastion de l'opposition", trouvant ainsi un accord avec l'Assemblée sur tous les textes (à l'exception de la suppression de la réserve parlementaire), souligne en outre à l'AFP un responsable de la majorité.

- Obstruction ou coopération ? -

En revanche, ce résultat sonne-t-il le glas de la vaste réforme institutionnelle annoncée par Emmanuel Macron dans son discours cet été devant le Congrès: limitation du cumul des mandats dans le temps, réduction d'un tiers du nombre de députés et sénateurs, rénovation de la procédure parlementaire, suppression de la Cour de justice de la République, réforme du Conseil supérieur de la magistrature, réforme du Conseil économique et social, etc.

Sur tous ces sujets (à l'exception de la réduction du nombre de députés), une réforme constitutionnelle doit en effet être adoptée "en termes identiques" par le Sénat et l'Assemblée, selon l'article 89 de la Constitution.

Et c'est le seul domaine où le Sénat peut traiter d'égal à égal avec l'Assemblée nationale.

Si la révision franchit cette étape, la plus difficile, elle devra en outre être ensuite adoptée soit par un Congrès à une majorité des 3/5e des suffrages exprimés ou par référendum.

Sous François Hollande, la majorité sénatoriale de droite, se projetant sur l'alternance attendue en 2017, avait ainsi tué dans l’œuf toutes les tentatives de révision constitutionnelle.

Ce responsable de la majorité voulait cependant rester "raisonnablement optimiste".

"Je pense que Gérard Larcher -qui devrait être réélu président- a envie que le Sénat pèse et ne soit pas une force d'obstruction. La révision constitutionnelle reste faisable si nous n'arrivons pas avec de gros sabots en disant au Sénat +c'est à prendre ou laisser+", juge-t-il.

"Le paysage politique est morcelé, on verra combien de LR vont partir chez les Constructifs", note-t-il.

Un ministre bon connaisseur du Sénat juge que les 3/5e "peuvent se trouver partout" et "les réformes (constitutionnelles) sont plutôt admises par tout le monde" mais se demande encore "comment va réagir LR".

Bariza Khiari pense qu'"à l'évidence", il va y avoir des "mouvements" lors de la formation des groupes politiques dans les prochains jours.

Dans un entretien au Parisien vendredi, Gérard Larcher ne fermait d'ailleurs pas la porte à une réforme constitutionnelle tout en prévenant qu'il "faut toucher à la Constitution d'une main tremblante".

"La limitation du nombre des mandats dans le temps pose une immense difficulté pour les élus locaux", a-t-il notamment déclaré, sans la rejeter a priori pour les parlementaires.

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A Paris, la droite progresse, le PS résiste bien, déception pour LREM

dim, 09/24/2017 - 20:18

A Paris, la liste La République en Marche, parti d'Emmanuel Macron, s'est adjugé dimanche un seul siège aux sénatoriales alors que le PS a bien résisté en conservant quatre sièges, le même nombre que LR, qui progresse au détriment des centristes.

L'ex-PS Julien Bargeton, adjoint aux Finances de la maire PS de Paris Anne Hidalgo et passé dans le camp d'Emmanuel Macron au début de l'année, fait son entrée au Sénat où la capitale est représentée par douze sièges.

Mais la liste construite "dans l'esprit de la majorité présidentielle", avec une MoDem en seconde position, d'anciens LR ou PS et des membres de la société civile, échoue à décrocher le moindre autre siège dans une ville qui avait pourtant voté pour Emmanuel Macron, respectivement à 35% et 90%, aux premier et second tours de la présidentielle.

Cette élection a été marquée par un nombre record de listes parmi lesquelles trois se réclamaient des Républicains et deux étaient officiellement ou d'inspiration écologiste, outre les listes PCF, PS, FN et centristes.

Même le parti animaliste présentait une liste à Paris, seule du genre en France.

Le PS, qui détenait cinq sièges dont deux sont depuis passés à LREM, est la première force unie avec 711 voix. Deux nouveaux sénateurs PS sont ainsi élus, Rémi Féraud, président du groupe socialiste au Conseil de Paris et ancien directeur de campagne d'Anne Hidalgo, et Marie-Pierre de la Gontrie, conseillère de Paris et conseillère régionale.

Suivent deux sortants, David Assouline qui avait bataillé ferme face à l'ex-ministre Daniel Vaillant pour conserver une place éligible et la représentante de la gauche du parti Marie-Noëlle Lienemann.

Mme Hidalgo s'est déclarée sur Public Sénat "très heureuse de cette stabilité mais aussi de cette capacité à réunir, à rassembler, à accepter des nuances, des différences, tout en restant déterminés à servir les Parisiens".

"8 sénateurs sur 12 pour la majorité municipale à Paris. Félicitations !", avait auparavant tweeté Emmanuel Grégoire, premier secrétaire PS de Paris et adjoint de Mme Hidalgo.

Le sortant et secrétaire national du PCF Pierre Laurent, qui menait sa propre liste, garde son siège.

L'écologiste EELV Esther Benbassa -jusque-là élue dans le Val-de-Marne- peut également rempiler, malgré la liste dissidente menée par Bernard Jomier, également élu. Adjoint à la Santé d'Anne Hidalgo, il réunissait des ex-EELV, des centristes et une macroniste pro-Hidalgo.

A droite, trois listes se réclamaient des Républicains. La liste officielle menée par le sortant Pierre Charon, réélu, se fait néanmoins distancer par celle d'un autre sortant, Philippe Dominati, qui remporte deux sièges.

La LR Catherine Dumas, sénatrice de 2007 à 2011 évincée lors du dernier scrutin, est élue après avoir constitué sa liste.

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Sénatoriales/Larcher (LR) promet "une majorité exigeante et positive"

dim, 09/24/2017 - 19:42

Gérard Larcher, réélu dans les Yvelines et candidat à sa succession à la présidence du Sénat, a promis dimanche une majorité "exigeante et positive" au Palais du Luxembourg et demandé "confiance et respect" à Emmanuel Macron envers les élus locaux, ce qui a "manqué ces derniers temps".

"Les grands électeurs ont conforté la majorité sénatoriale" de droite et du centre, a-t-il déclaré lors d'une brève allocution devant la presse, jugeant qu'"ils ont clairement affiché leur volonté de voir exister un contre-pouvoir parlementaire, indispensable à mes yeux au fonctionnement équilibré de la démocratie". 

"La majorité sénatoriale est diverse mais elle est exigeante et positive", et les élus locaux "ont besoin d'une relation confiance et de respect avec l'exécutif", qui a "parfois manqué ces derniers temps", a-t-il observé.

De son côté, Bruno Retailleau, qui sera candidat à un nouveau mandat à la tête du groupe LR du Sénat, a salué dimanche soir "une victoire pour la droite et le centre", voyant dans les "mauvais résultats d’En marche" la preuve que "la lune de miel entre les Français et Emmanuel Macron est terminée". 

"Les grands électeurs, qui ont été très largement rajeunis en 2014 lors des élections municipales, sont mieux que quiconque le reflet de ce que pense le pays", a-t-il jugé sur son site. 

Outre que "le président et le gouvernement doivent en tenir compte", M. Retailleau a assuré que "pour le groupe Les Républicains, il n’y aura ni complaisance, ni obstruction" mais comme "le seul intérêt général" comme "guide".

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Le FN ne remporte aucun nouveau siège mais enregistre une "vraie augmentation en voix"

dim, 09/24/2017 - 18:15

Le Front national n'a remporté aucun nouveau siège dimanche lors des élections sénatoriales, mais a enregistré "une vraie progression en voix dans de nombreux départements" par rapport à 2011, a déclaré à l'AFP la présidente du FN Marine Le Pen.

"Nous avons progressé grâce à nos bons scores aux différents scrutins. Tout ceci me renforce dans l'idée que l'implantation locale est une absolue priorité", a indiqué Mme Le Pen, députée du Pas-de-Calais depuis juin. 

Le Sénat renouvelé ne comptera, comme depuis 2014, que deux élus FN.

Mais le FN a "obtenu 2.026 voix, enregistrant une progression d’environ 60% par rapport à 2011", "alors qu’il ne disposait théoriquement que d’environ 700 grands électeurs" dans 39 départements, a fait valoir le parti dans un communiqué.

Et de citer parmi "les hausses les plus significatives" l’Essonne, la Haute-Loire, le Pas-de-Calais ou Pyrénées orientales, ainsi que l'isère et la Seine-et-Marne avec "deux listes de rassemblement, conduites par des élus de droite mais présentées par le Front National".

Le parti de Marine Le Pen y a vu la preuve qu'"un nombre important de grands électeurs, notamment dans la ruralité, ont été convaincus par les candidats Front national qui défendaient nos départements et nos communes menacés par la politique du gouvernement qui met a mal leur autonomie financière et vise à les supprimer au profit des intercommunalités et des métropoles".

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Sénatoriales: le PCF parvient à conserver son groupe parlementaire

dim, 09/24/2017 - 18:00

Les communistes sont parvenus à conserver un groupe parlementaire au Sénat, avec 11 membres à ce stade, a annoncé dimanche à l'AFP le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

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Sénatoriales: "il n'y aura pas de vague" comme aux législatives (Ayrault)

dim, 09/24/2017 - 15:56

L'ancien Premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault a estimé dimanche que "ce qui est sûr, c'est qu'il n'y aura pas de vague" pour les sénatoriales, comme pour les législatives, mais "sans doute un rééquilibrage" comparé au rapport de forces à l'Assemblée.

"L'élection sénatoriale, cette année, revêt un caractère particulier, car c'est juste après l'élection présidentielle. Mais ce qui est sûr, c'est qu'il n'y aura pas de vague, qui se produit après chaque présidentielle comme aux législatives un mois après", a-t-il déclaré à Public Sénat.

Mais, a observé M. Ayrault, "il y aura sans doute un rééquilibrage -là, il s'agit des grands électeurs- par rapport aux équilibres à l'Assemblée nationale", où le groupe LREM, allié au MoDem de François Bayrou, dispose d'une très large majorité.

Pour cet ancien chef du gouvernement et ancien député de Loire-Atlantique, "c'est important d'avoir des parlementaires qui vous représentent bien" pour la "sensibilité politique et les territoires". Les grands électeurs, "pour la plupart élus locaux", vont "exprimer certainement une inquiétude sur l'avenir des collectivités locales, les finances", a-t-il noté.

Et, a-t-il souligné, "selon ce qui sortira de ce vote au Sénat, cela sera un éclairage pour la réforme constitutionnelle".

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"La rue a abattu les nazis": Mélenchon suscite l'indignation et tente de se défendre

dim, 09/24/2017 - 15:48

Les propos de Jean-Luc Mélenchon affirmant que "c'est la rue qui a(vait) abattu les nazis", lors de la manifestation samedi contre le "coup d'Etat social" d'Emmanuel Macron, ont suscité l'indignation dans la classe politique, poussant le dirigeant de La France insoumise à tenter de justifier son parallèle historique.

Devant des dizaines de milliers de partisans réunis place de la République à Paris, M. Mélenchon avait répliqué samedi à Emmanuel Macron, pour qui "la démocratie, ce n'est pas la rue", en soulignant que "c'est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE...". "La bataille n'est pas finie" sur la réforme du Code du travail, avait aussi affirmé le député des Bouches-du-Rhône.

Le gouvernement, par la voix de son porte-parole Christophe Castaner, a dénoncé dimanche "une faute politique" et "morale" et jugé que "cet amalgame avec les nazis est totalement insupportable".

Selon le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, "Jean-Luc Mélenchon est dans le déni de réalité" après son échec à la présidentielle et il voudrait "faire croire" à un pouvoir d'Emmanuel Macron "illégitime". 

En outre, M. Mélenchon "porte une violence verbale qui peut mener à tous les excès", a encore accusé M. Castaner, citant l'incendie criminel de la caserne de gendarmerie de Grenoble, revendiqué par la mouvance d'extrême gauche.

"Comme une grande majorité de Français j'ai été choquée, indignée qu'on puisse mettre sur le même plan les nazis, des démocrates, des républicains", a aussi déclaré la ministre du Travail Muriel Pénicaud, dont les ordonnances réformant le Code du travail sont en vigueur depuis samedi.

- Mailly: 'C'est la rue qui a amené le nazisme' -

"En mettant dans le même sac Alain Juppé, les nazis et Emmanuel Macron, M. Mélenchon singe la famille Le Pen, le père plus que la fille", a considéré Gilles Le Gendre, porte-parole des députés La République en marche.

L'indignation s'est étendue à la sphère syndicale: le numéro un de FO Jean-Claude Mailly, qui n'a pas participé aux journées d'action organisées par la CGT contre les ordonnances, a qualifié de "choquants" les propos du leader des Insoumis. 

"Si on connaît un peu son Histoire, c'est même la rue qui a amené le nazisme d'une certaine manière", a-t-il rappelé à l'adresse de M. Mélenchon, réputé pour sa grande culture historique.

Il s'est attiré aussi les foudres de la droite. "Les nazis; c'était autre chose" et "quand on est un tribun, il faut être à la hauteur de la tribune", a asséné l'ancien ministre LR Eric Woerth à BFMTV, tandis que la présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse a souligné que "ce n'est pas la rue qui a abattu les nazis" mais "les troupes alliées en lien avec la résistance".

"M. Mélenchon se comporte comme les factieux d'extrême droite des années 30", a estimé la responsable LR lors de l'émission "Dimanche politique" sur France 3. L'ancien Premier ministre Manuel Valls, soutien d'Emmanuel Macron, avait déjà il y a quelques jours qualifié son ancien camarade socialiste de  "factieux" représentant "un danger" pour la France. 

Sous le feu, M. Mélenchon a tenté -fait rare- de se justifier, voire de faire amende honorable, dimanche: "je n'ai jamais comparé le gouvernement actuel aux nazis, cela va de soi". 

"Cinq mois après son élection présidentielle, le vainqueur de Mme Le Pen bute sur la volonté du peuple de ne point se laisser dépouiller de ses droits" et "on voit donc ses agents réduits à inventer des polémiques de diversion pour ne pas acter le constat du rapport de force", a analysé sur son blog celui qui se pose en premier opposant, dans un billet intitulé "La marche du peuple et la diversion".

Il y a tout juste un mois, à Marseille, M. Mélenchon avait toutefois entamé son discours anti-Macron par un hommage aux libérateurs de la cité phocéenne de l'occupant nazi.

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Mailly (FO) à Mélenchon: la rue a "amené" le nazisme, elle ne l'a pas abattu

dim, 09/24/2017 - 13:42

Jean-Claude Mailly a jugé "choquants" dimanche les propos tenus la veille par Jean-Luc Mélenchon, le secrétaire général de FO estimant que la rue n'a pas "abattu" le régime nazi, et l'a même "amené d'une certaine manière".

"Le régime nazi, c'est pas la rue qui l'a abattu, ce sont les alliés, ce sont les Américains, ce sont les Russes à une époque, etc (...) Si on connait un peu son histoire, c'est même la rue qui a amené le nazisme d'une certaine manière, donc il faut faire attention à ce que l'on dit", a déclaré M. Mailly lors de l'émission Le Grand Jury de RTL/Le Figaro/LCI.

Lors de la manifestation de La France insoumise contre la réforme du Code du travail, samedi à Paris, Jean-Luc Mélenchon avait répliqué à Emmanuel Macron, pour qui "la démocratie, ce n'est pas la rue", en affirmant que "c'est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE...".

Soulignant ses "divergences de fond" avec le chef de file de la France Insoumise, M. Mailly a décrit son mouvement comme "un peu un OPNI, un objet politique non identifié. On n'arrive pas bien à situer ce mouvement, qui est à la fois politique et qui veut être syndical d'une certaine manière".

M. Mélenchon avait souhaité samedi "une action forte et dense" avec les organisations syndicales, disant être prêt à se "ranger derrière elles" pour "déferler à un million sur les Champs-Élysées".

"On ne défile jamais derrière un parti politique, même avec", a répondu M. Mailly. "Force Ouvrière est un syndicat indépendant des partis politiques quels qu'ils soient".

"Nos statuts confédéraux prévoient qu'on peut passer des alliances à un moment donné, si la démocratie est menacée. On n'en est pas là quand même", a ajouté le numéro un de Force Ouvrière, qui n'a pas participé aux journées d'action organisées par la CGT contre les ordonnances réformant le Code du travail.

M. Mailly a rappelé que FO manifesterait en revanche avec les retraités le 28 septembre contre la hausse de la CSG, et avec les fonctionnaires le 10 octobre.

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Nazis: le gouvernement dénonce "une faute politique" et "morale" de Mélenchon

dim, 09/24/2017 - 12:31

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a qualifié dimanche de "faute politique" et "morale" les propos de Jean-Luc Mélenchon sur les nazis tenus la veille lors de la manifestation de La France insoumise contre la réforme du Code du travail.

"C'est une faute politique de mettre sur le même niveau ceux qui ont fait tomber les nazis - et la rue y a contribué évidemment - mais aussi Alain Juppé et Emmanuel Macron, c'est une faute grave", a déclaré M. Castaner lors de l'émission "Questions politiques" France Inter-franceinfo-Le Monde, évoquant aussi une "faute morale".

Le leader de La France insoumise avait répliqué samedi à Emmanuel Macron, pour qui "la démocratie, ce n'est pas la rue", en soulignant que "c'est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE..." et en assurant que "la bataille n'est pas finie" sur la réforme du Code du travail.

Selon M. Castaner, dans le discours de M. Mélenchon, "il y a beaucoup de références à la Seconde Guerre mondiale" et "il voudrait nous faire croire que le pouvoir en France alors est aussi illégitime que celui d'Emmanuel Macron" mais "il se trompe" et "cet amalgame avec les nazis est totalement insupportable".

"Il porte la violence dans son discours, y compris dans cette invitation à aller gêner ceux qui sont responsables au plus près de chez eux" avec l'idée de "casserolades" samedi prochain, a encore critiqué le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement.

Ainsi, "il ne faut pas s'étonner de voir les dérapages qu'on a connus cette semaine, avec une gendarmerie qui brûle", a-t-il ajouté, en référence à l'incendie criminel des locaux techniques de la caserne de Grenoble, revendiqué par la mouvance d'extrême gauche. 

M. Mélenchon "porte une violence verbale qui peut mener à tous les excès, je l'invite à la modération", a encore déclaré M. Castaner.

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Routiers: il faut "tenir compte des spécificités" de ce secteur, estime Pénicaud

dim, 09/24/2017 - 11:53

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a estimé dimanche que le gouvernement devait "tenir compte des spécificités" du secteur du transport routier, à la veille du mouvement des routiers à l'appel des syndicats CGT et FO contre la réforme du Code du travail.

Le transport routier est "un vrai sujet qui n'est pas né hier avec les ordonnances" réformant le code du travail, a déclaré Mme Pénicaud lors du "Grand rendez-vous" Europe 1/Les Echos/CNews, soulignant que "la majorité des salariés travaillent dans des toutes petites entreprises" et que "c'est un secteur très concurrentiel".

La ministre des Transports "Elisabeth Borne a commencé à recevoir les syndicats, elle va les recevoir dans les jours qui viennent, car il y a des spécificités das ce domaine et il faut effectivement (en) tenir compte", a ajouté la ministre du Travail.

"Il est clair qu'il faut regarder la situation dans les transports, ça ne se fait pas du jour au lendemain, ça demande des discussions plus approfondies", a-t-elle estimé, assurant que "le dialogue est ouvert". "Je pense qu'il y a des sujets qu'on peut regarder".

Elle a estimé que "le premier sujet concerne beaucoup moins les ordonnances que la directive détachée", assurant que "le volet transport va être un sujet de débat important" dans ce domaine.

Les routiers lancent lundi à l'aube un mouvement reconductible contre la réforme du Code du travail, sur fond de revendications catégorielles. Parmi leurs sujets d'inquiétudes figure la directive européenne sur le détachement, en cours de révision.

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Bruno Le Maire se déclare adhérent à "En Marche"

dim, 09/24/2017 - 11:14

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a déclaré au Journal du Dimanche qu'il avait rejoint La République En Marche (LREM), tout en continuant à revendiquer une "culture de droite".

"Je suis adhérent à En Marche", a répondu M. Le Maire au JDD qui l'interrogeait sur ce "troisième choix" après sa rupture avec la campagne du candidat LR François Fillon le 1er mars et son ralliement à Emmanuel Macron entre les deux tours de la présidentielle.

Bruno Le Maire s'était ensuite vu retirer son investiture par Les Républicains pour les législatives, auxquelles il s'est présenté sous l'étiquette LREM. 

Pour autant, le ministre de l'Economie se considère toujours comme un homme de droite.

"Il reste une culture de droite et une culture de gauche. En revanche, ces cultures ne recoupent plus les vrais clivages politiques", a déclaré M. Le Maire au JDD.

"Ma culture est de droite, mais je suis aux côtés d'Emmanuel Macron parce qu'avec lui nous allons moderniser notre économie, accélérer l'intégration européenne, innover, investir", a-t-il ajouté.

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L'ex-maire de Saint-Maur au tribunal pour des fausses factures avec une filiale de Bygmalion

dim, 09/24/2017 - 11:07

L'ancien maire de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) Henri Plagnol, soupçonné d'avoir cautionné un système de fausses factures émanant d'une filiale de Bygmalion, est jugé lundi à Créteil pour complicité de détournement de fonds publics.

L'ancien édile divers droite (2008-2014), ex-secrétaire d'Etat, est convoqué devant le tribunal correctionnel avec trois de ses collaboratrices de l'époque. Ils sont poursuivis pour détournement de fonds publics et faux en écriture privée, ou complicité de ces délits. 

Le fondateur de Bygmalion, Bastien Millot, est également poursuivi dans cette affaire pour recel de détournements de fonds publics, de même qu'un employé de sa société, pour complicité de recel de détournements de fonds.

En cause, un marché de communication passé entre la ville de Saint-Maur et l'agence Idéepôle, filiale de Bygmalion, de décembre 2009 à juin 2013.

Après avoir conquis la mairie de Saint-Maur en 2014 au terme d'une guerre fratricide, le candidat UMP (aujourd'hui Les Républicains) Sylvain Berrios avait mis fin au marché avec Idéepôle.

Environ 250.000 euros de prestations litigieuses auraient selon lui été réalisées au travers de frais d'exécution d'urgence, de frais de suivi et de conseil post-création, de la double facturation du guide de la ville et de prestations non justifiées sur de multiples publications communales.

Le parquet avait ouvert une enquête préliminaire en avril 2013 à la suite d'une plainte d'élus de Saint-Maur, dont Sylvain Berrios. Les policiers de la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) avaient saisi divers documents lors d'une perquisition à la mairie en juin 2014. 

"Je suis assez serein car rien dans les auditions ou dans le dossier ne démontre que j'étais au courant, ni que j'ai couvert quoi que ce soit", avait assuré à l'AFP M. Plagnol en décembre. 

La société Bygmalion, à la réputation sulfureuse, est également impliquée dans l'affaire des comptes de campagne de l'ancien président Nicolas Sarkozy.

Dans un autre dossier, Bastien Millot a par ailleurs été condamné à cinq mois de prison avec sursis pour avoir passé des contrats entachés de favoritisme avec France Télévisions. 

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Propos de Mélenchon sur les nazis: "indignes et honteux", selon Pénicaud

dim, 09/24/2017 - 10:21

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a jugé dimanche "indignes et honteux" les propos sur les nazis tenus la veille par Jean-Luc Mélenchon lors de la manifestation de La France insoumise contre la réforme du Code du travail.

"Comme une grande majorité de Français j'ai été choquée, indignée qu'on puisse mettre sur le même plan les nazis, des démocrates, des républicains", a déclaré Mme Pénicaud lors du "Grand rendez-vous" Europe 1/Les Echos/CNews. 

"Pour beaucoup de Français qui savent notre histoire, ces propos sont (...) indignes et honteux", a-t-elle ajouté, parlant d'une phrase "écoeurante".

Lors de la manifestation de la France Insoumise, samedi à Paris contre la réforme du Code du travail, M. Mélenchon avait affirmé que "c'est la rue qui a abattu les rois, les nazis, le plan Juppé et le CPE...", en réponse au président Emmanuel Macron, pour qui "la démocratie, ce n'est pas la rue".

"Comme tous les Français, on est collectivement insultés par ce manque de respect de notre histoire, et ce manque de respect de ceux qui on combattu (...)", a estimé Mme Pénicaud. "Quand on est député, représentant de la Nation, les propos que l'on porte ont un poids, et donc il y a une responsabilité (...) d'avoir des propos qui soient dignes".

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Pour Lemaire, "la colère perpétuelle de Mélenchon ne fait pas un projet"

dim, 09/24/2017 - 06:25

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire estime que "la colère perpétuelle de Mélenchon ne fait pas un projet", au lendemain de la manifestation à Paris de la France insoumise et de son chef de file, dans un entretien au Journal du Dimanche.

"A tous ceux qui attisent les colères, j'ai une question à poser +que proposez-vous d'autre ?+", lance Bruno Le Maire avant d'asséner: "le projet de colère perpétuelle de Jean-Luc Mélenchon ne fait pas un projet pour la France" et "le texte de la réforme du droit du travail ne changera pas". 

Le ministre reconnaît qu'"en démocratie il est naturel que chacun s'exprime" mais explique-t-il "la mission (...) confiée au gouvernement c'est d'appliquer le programme choisi par le peuple français (...) d'aller au bout des transformations en profondeur qui sont nécessaires pour notre pays". 

"Les Français se sont exprimés lors des élections présidentielles et législatives. Nous sommes là pour respecter leur mandat".

"Toute transformation suscite des craintes. Pour les surmonter, il faut aller vite pour apporter aux Français les résultats positifs de cette politique", ajoute-t-il.

Et le ministre de l'Economie et des Finances de préciser son rôle qui "est de pousser le plus loin possible la transformation économique de la France sous l'autorité du Premier ministre. Parce qu'il y a urgence. Les indicateurs sont favorables pour la première fois depuis longtemps".

Bruno Le Maire s'en prend ensuite à "cette droite qui critique la politique que nous menons" et lance "pourquoi ne pas nous rejoindre ?"

"Les chefs de la droite n'ont pas conscience du moment historique où nous sommes. Ils devraient nous soutenir au lieu de faire le jeu des extrêmes. Je leur dit: soyez à nos côtés, mettez-vous à la hauteur des Français!"

"Ma culture est de droite, mais je suis aux côtés d'Emmanuel Macron parce qu'avec lui nous allons moderniser notre économie, accélérer l'intégration européenne, innover, investir", conclut Bruno Le Maire.

Devant des dizaines de milliers de partisans réunis samedi place de la République à Paris, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de la France insoumise, a appelé à poursuivre la mobilisation contre les ordonnances réformant le Code du travail.

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Sénatoriales: scrutin difficile pour La République en marche de Macron, la droite favorite

dim, 09/24/2017 - 05:25

Les grands électeurs sont appelés à renouveler la moitié des 348 sénateurs dimanche lors du dernier scrutin de l'année, qui s'annonce difficile pour Emmanuel Macron et La République en marche et devrait renforcer la majorité de droite.

"Il faut toujours être extrêmement prudent mais je pense que l'ensemble des groupes qui composent la majorité sénatoriale, des Républicains aux Radicaux, devrait être conforté ou progresser légèrement", a déclaré vendredi le président sortant de la Haute Assemblée, Gérard Larcher (LR), qui devrait donc se succéder à lui-même.

Le parti du président de la République, qui avait bénéficié d'un raz-de-marée à l'Assemblée nationale en juin et s'était alors mis à espérer rééditer l'exploit trois mois plus tard, a dû réviser à la baisse ses ambitions au Sénat, avec la chute de popularité, cet été, d'Emmanuel Macron et les premières difficultés du quinquennat.

"On est 29, il faut déjà reconduire le groupe (LREM) et ensuite on veut essayer d'aller plus loin", affirme son président, l'ex-ministre PS et macroniste de la première heure François Patriat.

Au total, 171 sénateurs doivent être élus par les 76.359 grands électeurs -essentiellement les représentants des communes mais aussi des départements et des régions- de cette "série", à savoir 38 départements métropolitains compris entre l'Indre-et-Loire (37) et les Pyrénées-Orientales (66) et ceux d'Ile-de-France, Paris inclus, ainsi que quatre départements d'outre-mer (Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte) et deux collectivités d'outre-mer (Saint-Pierre-et-Miquelon et Nouvelle Calédonie). Un siège vacant est également à pourvoir en Savoie.

Ces électeurs votent au scrutin majoritaire à deux tours dans les départements qui élisent jusqu'à deux sénateurs (35 sénateurs au total) et à la proportionnelle dans les plus grands (136).

Dans les départements à scrutin majoritaire, les grands électeurs votent en préfecture à partir de 08H30 à 11H00 pour le premier tour. En cas de second tour, il a lieu entre 15H30 et 17H30. Dans les départements à la proportionnelle, les grands électeurs votent de 09H00 à 15H00.

Pour ce scrutin au suffrage indirect, le vote est obligatoire, sous peine d'une amende de 100 euros.

- Tractations en coulisses -

A partir de lundi, les nouveaux élus pourront se rendre au Sénat pour procéder aux formalités et adhérer éventuellement à un groupe politique.

Le Sénat reprendra ses travaux le 2 octobre, avec l'élection de son président, le favori Gérard Larcher étant pour l'heure le seul candidat déclaré.

Le nombre de groupes parlementaires -six actuellement- pourrait évoluer en fonction des tractations qui auront lieu en coulisses dès la semaine prochaine.

Des sénateurs LR ont déjà déposé les statuts d'une association, première étape vers la constitution d'un groupe de "Constructifs" à l'image de celui créé à l'Assemblée nationale.

A gauche, une scission du groupe socialiste entre pro-Macron et ceux qui refusent tout alignement est évoquée.

Les communistes et leurs alliés pourraient ne plus atteindre la barre de 10 sénateurs nécessaire pour former un groupe alors que La France insoumise est, elle, absente de ce scrutin. Ils devraient toutefois pouvoir trouver des appoints à gauche.

"Nous risquons d'être le seul groupe véritablement d'opposition au Sénat", affirme leur numéro un du PCF, Pierre Laurent. "La droite va faire (..) un mano a mano avec les macronistes pour essayer de pousser dans le sens des choix gouvernementaux. Donc, il faut un groupe d'opposition et nous serons ce groupe".

Le RDSE, à majorité PRG, devrait s'élargir à une partie des radicaux valoisiens qui siègent actuellement aux groupes LR et centriste.

Autre enjeu de taille du scrutin: le chef de l'Etat a besoin, in fine, d'une majorité des 3/5e du Parlement réuni en Congrès pour faire adopter ses réformes constitutionnelles ? A défaut d'une majorité au Sénat, les macronistes tablent sur un rapprochement avec des élus centristes, radicaux, socialistes ou LR "Constructifs", éventuellement en créant un intergroupe.

A partir du 1er octobre, comme c'est le cas pour leurs collègues députés, les sénateurs ne pourront plus cumuler leur mandat parlementaire avec une fonction exécutive locale. Une interdiction s'appliquant à l'ensemble des sénateurs, élus, réélus ou en cours de mandat.

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